Compétences, membranes bitumineuses et synthétiques, résines, formation, sécurité et interventions les plus fréquentes.

L'étancheur, ou étanchéiste, réalise et répare les ouvrages qui empêchent l'eau de pénétrer dans un bâtiment : toitures-terrasses, balcons, terrasses accessibles, parkings, cuvelages, ouvrages enterrés. C'est un métier de spécialité, distinct de celui du couvreur, qui travaille sur les toitures en pente.
Il maîtrise les propriétés des matériaux d'étanchéité, membranes bitumineuses, membranes synthétiques, résines, et les procédés d'application, qui varient selon le support et les conditions climatiques. Il sait lire un plan et un détail d'exécution, préparer un support, et anticiper les points singuliers : relevés, seuils, évacuations, traversées.
Le métier demande une bonne condition physique, travail en hauteur, port de charges, exposition aux intempéries, et une rigueur constante : un défaut de quelques centimètres sur un relevé suffit à ruiner l'ouvrage entier.
Les membranes bitumineuses modifiées, posées en une ou 2 couches, constituent la solution la plus répandue en toiture-terrasse. Elles se soudent à la flamme, se collent à froid ou s'appliquent en auto-adhésif, la pose à la flamme est la plus rapide et la plus risquée en matière d'incendie, ce qui explique le développement des procédés sans flamme.
Les membranes synthétiques (PVC, TPO, EPDM) se posent en grandes largeurs, soudées à l'air chaud ou collées. Elles sont légères, souples, et bien adaptées aux grandes surfaces et aux toitures végétalisées. L'EPDM se distingue par sa longévité et son élasticité.
Les résines liquides, polyuréthane ou méthacrylate, s'appliquent sans joint et épousent les formes complexes : c'est la solution des balcons, des petites surfaces et des points singuliers nombreux. Elles exigent un support parfaitement préparé et sec.
Presque jamais au milieu de la surface. Les désordres se concentrent sur les points singuliers : les relevés en pied de mur, qui doivent monter à une hauteur suffisante au-dessus du niveau fini ; les évacuations d'eau pluviale et les trop-pleins ; les seuils de porte-fenêtre, où la hauteur réglementaire entre en conflit avec l'accessibilité ; les traversées de gaines et les socles d'équipements techniques.
Deux autres causes reviennent : une pente insuffisante, qui laisse l'eau stagner et accélère le vieillissement, et un support mal préparé, humide, poussiéreux ou fissuré, sur lequel rien n'adhère durablement.
Le métier se prépare par un certificat d'aptitude professionnelle d'étancheur du bâtiment et des travaux publics, puis éventuellement un baccalauréat professionnel ou un brevet professionnel. La formation continue tient une place importante, les procédés évoluant vite.
La sécurité structure le quotidien : protection contre les chutes de hauteur (garde-corps, lignes de vie, filets), prévention du risque incendie lors des travaux par points chauds, avec permis de feu et moyens d'extinction à proximité, et protection respiratoire selon les produits. Le travail en toiture figure parmi les postes les plus accidentogènes du bâtiment.
Trois vérifications valent pour tout chantier : l'immatriculation de l'entreprise, l'assurance décennale en cours de validité mentionnant explicitement l'activité d'étanchéité, et des références comparables visitables.
Sur le devis, on attend le détail du système proposé, nature et nombre de couches, isolant éventuel, traitement des relevés et des évacuations, , la préparation du support, la mise en sécurité du chantier et l'évacuation des déchets. Un devis d'étanchéité qui se résume à un prix au mètre carré ne permet aucune comparaison.